La simulation dans l'éducation thérapeutique améliore-t-elle les compétences des personnes porteuses d'une maladie chronique ?

par : Christelle Penneçot

Ce projet ne sera financé que si 15 000 € sont atteints avant le 21 octobre 2017 à 23h59.

17
Contributeurs
60
Jours restants
comment ça marche ?

À propos de ce projet

Les patients atteints de maladies chroniques, telles que le diabète, l’asthme, l’insuffisance cardiaque, l’hémophilie, l’obésité, le cancer ou la maladie d'Alzheimer, ont la possibilité de suivre des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP). Ces programmes, proposés par les équipes soignantes, visent à améliorer ou maintenir la qualité de vie des patients par l’acquisition de compétences.

Nous souhaitons par nos travaux démontrer les bénéfices de l’inclusion de la méthode de la simulation dans les programmes d’éducation thérapeutique. Notre projet consiste à établir un consensus d'experts en simulation, d’experts en éducation thérapeutique, de patients experts et d’aidants naturels, autour des enjeux humains et éthiques de la simulation. Cette première étape est le préalable indispensable au déclenchement d’une phase d'expérimentation.

Contexte

Aujourd’hui, 15 millions de personnes sont touchées par une maladie chronique en France. Les soignants accompagnent ces patients tant du point de vue des soins que du maintien de leur qualité de vie. L’éducation thérapeutique répond à un réel besoin des malades chroniques pour gagner en autonomie, améliorer leur qualité de vie au quotidien et devenir, plus encore, acteurs de leur prise en charge.

La simulation est une méthode pédagogique qui permet de développer des compétences par la mise en situation. Cette méthode a d’ores et déjà fait ses preuves dans la formation des soignants*.

Notre projet a débuté autour d’un groupe d'experts en simulation, d’experts en éducation thérapeutique, de patients experts et d'aidants naturels dans un grand nombre de maladies chroniques. Quatorze compétences qui pourraient être visées par la simulation et qui sont difficilement atteignables par les méthodes habituelles d’éducation thérapeutiques ont d’ores et déjà été identifiées.

* Chiniara G, Cole G, Brisbin K, Huffman D, Cragg B, Lamacchia M, et al. Simulation in healthcare: A taxonomy and a conceptual framework for instructional design and media selection. WEB Pap. août 2013;35(8):e1380?95

Objectif

L'objectif est de mettre en place un programme d'éducation thérapeutique qui utilise la simulation afin de permettre à des patients d’acquérir des compétences difficilement atteignables par les méthodes habituelles. Il pourrait s’agir par exemple : de refuser certains plats pour une personne diabétique, réagir à un événement rare dans une situation d'urgence et dans un contexte inhabituel, appréhender une situation complexe en termes émotionnels ou encore repérer les signes précurseurs d’une crise d’asthme.

Etapes

La première étape consiste à réunir physiquement, sur plusieurs jours, les 25 membres du groupe d’experts venant du Canada, de Suisse, de Belgique et de France afin de finaliser un consensus.

Sur la base des travaux déjà initiés par le groupe et en se référant à la littérature scientifique sur les quatorze compétences identifiées, les participants élaboreront notamment des niveaux de preuve qui permettront de sélectionner les compétences les plus adaptées à la simulation.

La seconde étape consistera à développer les outils de simulation et de créer des séances d’éducation thérapeutique avec simulation pour trois maladies chroniques : le diabète, l'insuffisance cardiaque et l'asthme.

Le projet sera suivi d’une phase de test qui nécessitera la formation des soignants aux outils de simulations en vue de leur expérimentation auprès d’un panel de patients volontaires.

L’ensemble de ces travaux donneront lieu à la publication d’un article sur l’intérêt de l’utilisation de la simulation en éducation thérapeutique et sur les résultats de l’expérimentation.

Budget : 15 000 €

Libellé
Montant
Frais d'organisation
10 000 €
Prestation d'un medical writer
5 000 €

La conférence de consensus réunira 28 personnes pendant 2 jours, les services de transcriptions (medical writer) permettront d'alimenter la rédaction d'un futur article à paraître et d'un compte rendu à l'intention de chacun des contributeurs de la campagne de financement.

Approbation scientifique

Médecin-Chercheur
CHU de Dijon Bourgogne
 
 
C
Enseignant-chercheur
Université Paris 13
 
 
R
Enseignant-chercheur
Université Paris 13
 
 
M
Médecin-Chercheur
Université de Bourgogne