Les objets connectés et applications de santé, pourquoi les utiliser… ou pas ! Une étude des représentations et des usages.

par : Géraldine Escriva-Boulley et Marie Préau

48
Contributeurs
25
Jours restants
comment ça marche ?

À propos de ce projet

Les objets connectés et applications (OCA) de santé et de bien-être sont considérés comme des opportunités susceptibles de favoriser la prévention des maladies chroniques (au travers notamment de l’activité physique) et de faciliter la prise en charge des personnes atteintes de ces maladies.

Néanmoins, cette solution offerte par les OCA de santé et de bien-être ne peut être efficace qu’à condition que ces outils soient effectivement utilisés et perçus comme bénéfiques et non préjudiciables. En effet, la recherche montre que de manière générale l’utilisation des OCA, une fois passé l’effet de mode et l’attrait purement technologique, semble se limiter voire devenir inexistante au bout de 3 à 6 mois. Ce désintérêt progressif peut s’expliquer par l’absence de prise en compte de la perception des usagers et la méconnaissance de leur utilisation dans la conception des OCA actuellement disponibles.

L’objectif de notre étude est d’identifier l’ensemble des perceptions relatives aux OCA de santé et de bien-être et de vraiment mesurer et comprendre leur utilisation. Bien loin des fins commerciales, l’ambition de notre étude est de proposer une étude scientifique sur les comportements et des croyances des personnes touchées par la maladie ou n’ayant pas de pathologie à propos de ces objets. Nous allons chercher à comprendre en quoi est-ce qu’ils peuvent aider ces personnes dans la gestion de leur santé, notamment en cancérologie (cette étude s’intéresse à tous les cancers sans distinction qu’ils soient fréquents ou rares) ou plus largement dans le cadre des maladies chroniques. 

Etapes

La première étape de ce projet consiste à identifier les perceptions et utilisations des OCA au travers de discussions de groupe et d’entretiens individuels :

1) Discussions de groupe. Les groupes étant constitués à partir du statut médical des participants (malades, guéris, aucune pathologie chronique), de leur activité physique (actifs, peu actifs, sédentaires), de leur sexe, et de leur possession ou non d’OCA.

2) Entretiens individuels. Ces entretiens sont menés avec des personnes atteintes de cancer, guéries ou de personnes non concernées directement par le cancer.

Cette première étape a déjà été réalisée et a fait émerger des résultats dont la littérature actuelle ne fait pas état.

La seconde étape porte sur la conception du questionnaire. Cette seconde phase implique la construction des questions à partir des résultats obtenus à l’étape précédente. Ce questionnaire, une fois construit, devra être testé sur un échantillon réduit de personnes. A partir de ce test, le questionnaire pourra être modifié, pour s’adapter au mieux à ce que pensent et font les personnes.

Lors de la troisième étape le questionnaire finalisé sera diffusé à grande échelle à partir de plateformes de recherche collaborative, au sein des associations œuvrant pour la lutte contre le cancer, sur les réseaux sociaux ainsi qu’aux participantes du programme APA Grand Lyon (plus de 200 patientes participant à un programme de soin par l’activité physique dispensé via une OCA de santé).

La dernière étape portera sur l’analyse des données, permettant de :

1) distinguer les perceptions et les utilisations des OCA en fonction des caractéristiques médicales et sociodémographiques des participants

2) faire le lien entre ces perceptions et utilisations, d’une part, et l’acceptabilité et l’impact des OCA à la fois sur la santé mais aussi dans la pratique d’activité physique, d’autre part.

Budget : 15 000 €

Libellé
Montant
Conception du questionnaire
1 275 €
Administration et gestion du questionnaire
4 463 €
Traitement et analyse des données
4 463 €
Publications et valorisation de l’étude
4 799 €

Bien que nous ayons tous à cœur la promotion, la protection et l’amélioration de la santé au travers de recherches innovantes, contrairement aux sciences « dures », en sciences humaines nous n’avons pas besoin de matériel de pointe pour mener à bien la recherche. Par contre, nous avons besoin de ressources humaines et de temps pour recueillir les données.

En SHS, nos principales dépenses concernent donc le temps que passera une personne formée et spécialisée, à savoir Géraldine Escriva-Boulley, autour du recueil des données auprès de la population et de l’analyse de toutes ces données. C’est pourquoi vous trouverez ci-dessous le détail des missions et des heures de travail nécessaires à la réalisation de cette étude.

Conception du questionnaire

Formulation, correction et sélection des questions à partir des données issues des 30 heures de discussions de groupe et d’entretiens individuels. Rédaction et mise en forme du questionnaire sur une plateforme en ligne.

Administration et gestion du questionnaire

Recrutement d’un échantillon-test comprenant au minimum 100 personnes (atteintes de cancer, guéries ou n’ayant pas été touchées par la maladie), envoi du questionnaire-test et relances individuelles. 

Mise en ligne du questionnaire finalisé à un minimum de 500 participants suivant la même procédure que la mise en ligne du questionnaire-test. A cette mise procédure s'ajoute des relances téléphoniques, la diffusion via des réseaux sociaux et l'inclusion des participantes de l'étude APA grand Lyon (programme d'activité physique via les objets connectés pour des patientes atteintes de cancer du sein)

Traitement et analyse des données

« Nettoyage» des données. Deux phases de tests statistiques (1) dans le cadre du questionnaire test, pour  permettre  une nouvelle sélection des questions qui mesurent le mieux les représentations et usages et d'éventuelles reformulation et (2) dans le cadre du questionnaire finalisé pour distinguer les perceptions et utilisations des objets connectés et applications de santé en fonction des caractéristiques médicales et socio-démographiques des participants et pour faire le lien entre ces perceptions et utilisations, d’une part, et l’acceptabilité et l’impact des objets connectés et applications de santé dans la pratique d’activité physique, d’autre part.

Publication et valorisation de l’étude

Mise à jour des résultats sur la plateforme Thellie, communications orales, et rédaction d’articles en français et en anglais (inclus: les frais de correction de l’anglais soit 400 euros pour au moins deux articles et les publications dans des revues payantes : PLOS one 1495$ soit 1211,24 euros, PLOS medicine 2900$ soit 2349.56 euros).

Approuvé par

Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA)

Ce projet a été sélectionné par le Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du soutien aux projets émergents. Comme tous les projets labellisés par le CLARA, il a fait l’objet d’une expertise scientifique.

Le soutien aux projets émergents vise à améliorer les connaissances dans des champs thématiques innovants, c’est-à-dire faisant l’objet de peu de travaux scientifiques et identifiés comme prioritaires. Il vise ainsi à identifier de nouvelles pistes d’actions thérapeutiques, sociales ou organisationnelles, au bénéfice des malades, de leurs proches, et du grand public.

Seintinelles

A l’heure où les nouvelles technologies font partie intégrante de nos quotidiens, elles commencent également à investir le champ de la santé et de la recherche. Le potentiel et l’enjeu sont bien réels notamment sur les questions de prévention, de suivi et de prise en charge. 

L'utilisation d'objets connectés et d'applications de santé est donc une thématique émergente en recherche et notamment dans le domaine de la cancérologie. Et puisque la santé de demain sera forcément connectée, c'est dès à présent que nous devons nous interroger sur l'utilisation de ces nouveaux outils. 

Chez Seintinelles, nous soutenons le projet Cocarul depuis sa création et continuons de le faire pour que le Pr Marie Préau et Dr Géraldine Escriva  puissent comprendre l'usage de ces technologies innovantes, et à terme, adapter la prise en charge des patients du cancer.