MycOCT, vers un diagnostic rapide et non invasif des infections fongiques

par : Thomas MALDINEY , Fanny Lanternier , Dea GARCIA-HERMOSO , marc SAUTOUR , CLAUDE BOCCARA , Jean-Marie Chassot et Mathieu Blot

22
Contributeurs
40
Jours restants
comment ça marche ?

À propos de ce projet

Les champignons infectent plus d'un milliard de personnes à travers le monde, et le développement de ces maladies fongiques est à l'origine d'au moins un million de décès par an. Dans leurs formes les plus bénignes comme dans les atteintes les plus graves, le diagnostic d'infection fongique repose majoritairement sur l'isolement du champignon à partir d'un prélèvement réalisé chez le patient (peau, phanère, prélèvement respiratoire ou biopsie d'organe) et sa visualisation directe au sein du tissu considéré.

A l'heure actuelle, les différentes étapes de ce processus diagnostique requièrent souvent plusieurs jours d'analyses - entre le prélèvement de la lésion et l'identification de l'espèce fongique en cause - avec le risque pour le patient d'un délai significatif dans la prise en charge et à l'initiation du traitement le plus adapté, qu'il soit médical (traitement antifongique) ou chirurgical.

Conçu dans la perspective d'une simplification de la démarche microbiologique et clinique associée aux maladies fongiques, le projet MycOCT propose d'exploiter une technologie optique de rupture - la tomographie de cohérence optique plein champ (FF-OCT en anglais) - pour faciliter le diagnostic d'infection fongique.

A terme, il ouvre la perspective du développement d'un diagnostic clinique-minute, à la fois non invasif et ultra-rapide, d'infection fongique par FF-OCT.

Etapes

Aspect réglementaire : ce projet a été approuvé par la Délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon Bourgogne.

Principaux acteurs : MycOCT se construit autour d'une collaboration étroite entre les UMR PAM (Univ Bourgogne Franche-Comté-AgroSup Dijon-Equipe Vin, Aliment, Microbiologie, Stress) et LNC (Lipides, Nutrition, Santé, Inserm UMR 1231) du CHU de Dijon Bourgogne, le service de maladies infectieuses et tropicales de l'Hôpital Universitaire Necker Enfants malades, APHP, Université de Paris,  le Centre National de Référence Mycoses Invasives et Antifongiques (CNRMA, Unité de Mycologie Moléculaire, CNRS UMR2000) de l'Institut Pasteur, l'Institut Langevin (ESPCI Paris, CNRS).

Étapes organisationnelles : le projet repose sur deux phases successives.

- la première étape in vitro prévoit la constitution et l'entretien d'une banque microbiologique comprenant cinquante espèces fongiques, sélectionnées en partenariat avec le service de maladies infectieuses et tropicales de l'Hôpital Universitaire Necker Enfants malades ainsi que le CNRMA, parmi une dizaine de grandes familles d'intérêt clinique. Les cultures solides de ces différentes espèces fongiques seront observées au moyen d'un système FF-OCT dynamique dans le but de comparer leurs caractéristiques mésostructurales et métaboliques.

- la seconde étape ex vivo prévoit l'acquisition d'échantillons cliniques, à partir de prélèvements directement réalisés chez le patient (peau, phanère, prélèvement respiratoire ou biopsie d'organe).

Réalisation des investigations microbiologiques : février - avril 2022.

Analyse des résultats et rédaction du premier article scientifique : mai - juin 2022.

Budget : 15 000 €

Libellé
Montant
Frais de contractualisation
1 000 €
Consommables pour culture fongique
2 000 €
Acquisitions en FF-OCT dynamique
12 000 €

Frais de contractualisation : lancement et gestion de la campagne de financement.

Consommables pour cultures fongiques : matériels et réactifs nécessaires à l'entretien des cultures solides pour l'ensemble des espèces fongiques sélectionnées pendant toute la durée du projet.

Acquisitions en FF-OCT dynamique : location du Biopsy Scanner pour acquisition des images et analyse des données en FF-OCT dynamique.

Approuvé par

CHU de Dijon Bourgogne

En tant qu’hôpital universitaire, le Centre Hospitalier Universitaire Dijon Bourgogne poursuit une politique volontariste pour développer la recherche en santé.

Plusieurs dispositifs innovants accompagnent les équipes de recherche – intéressement, appel d’offres interne, bourses à la mobilité, création du statut de chercheurs hospitaliers, aide à la publication d’articles scientifiques.

La signature scientifique du CHU Dijon Bourgogne s’articule autour de 5 axe thématiques : Inflammation, lipides, vaisseaux ; Prise en charge personnalisée des patients atteints de cancer ; Imagerie fonctionnelle et théranostique ; Génomique des maladies rares ; Réadaptation et technologies innovantes en santé et 2 axes transversaux : Patients, santé publique, société, territoires et Nutrition.